Le feu
Comprendre ce qui permet à une combustion de commencer, puis distinguer prévention et extinction.
Comprendre en images.
Choisissez une notion, puis faites évoluer son schéma.
Le triangle aide à repérer les conditions d’amorçage. La présence des trois éléments ne décrit pas, à elle seule, la vitesse de développement du feu.
Le fil de votre cours.
Le feu et ses conséquences · 4 repères à comprendre
Le triangle du feu
Une combustion nécessite la réunion d’un combustible, d’un comburant et d’une énergie d’activation. Retirer l’un de ces éléments peut empêcher son amorçage.
La matière susceptible de brûler : carton, bois, liquide ou gaz, selon ses caractéristiques.
L’oxygène de l’air joue généralement ce rôle. Un combustible seul ne suffit pas.
L’apport qui amorce la réaction : une étincelle, une flamme ou une surface suffisamment chaude.
Repérer les matières combustibles et les sources d’inflammation permet de rechercher les situations dangereuses avant un départ de feu. Le triangle est un outil d’analyse, pas une liste de gestes à appliquer sans tenir compte du site.
Le refroidissement retire de la chaleur ; l’étouffement limite le comburant ; l’isolement agit sur le combustible. Certains agents agissent aussi sur la réaction chimique : cette inhibition n’est pas simplement un autre nom de l’étouffement.
Explorer le schéma et le cas interactifLes classes de feux
La classification européenne NF EN 2 distingue des natures de feux. Une lettre ne donne ni la gravité de l’incendie ni, à elle seule, le bon extincteur.
Bois, papier et carton sont les exemples classiques. La présence de braises est le repère qui les distingue des solides liquéfiables.
B concerne les liquides et les solides liquéfiables. C concerne les gaz. Une flamme alimentée par du gaz n’est donc pas un feu de classe B.
D concerne les métaux ; F concerne les huiles et graisses de cuisson dans les appareils de cuisson. Les moyens adaptés à ces risques ne s’improvisent pas.
Dans NF EN 2, il n’existe pas de classe E. Une installation sous tension ajoute un risque électrique : il faut identifier ce qui brûle et respecter les restrictions de l’appareil.
Une batterie lithium-ion n’est pas automatiquement un feu de métal de classe D. L’INRS signale une classe L dans ISO 3941 pour ces batteries ; elle ne fournit pas à elle seule un référentiel d’extincteur adapté.
Explorer le schéma et le cas interactifLa propagation de l’incendie
Pour expliquer un risque, cherchez le trajet de la chaleur ou des matières en combustion. Plusieurs mécanismes peuvent agir ensemble.
La conduction transmet la chaleur dans un matériau. Une pièce métallique chauffée à une extrémité peut chauffer plus loin.
La convection transporte de la chaleur avec les gaz ou l’air chaud. Les fumées peuvent ainsi atteindre des volumes éloignés du foyer.
Le rayonnement chauffe une cible sans contact direct. Une braise projetée ou un liquide enflammé déplacé peut aussi créer un nouveau foyer.
Dites d’abord ce qui se déplace : chaleur dans une pièce, gaz chauds, énergie rayonnée ou matière en feu. Le nom du mécanisme devient ensuite plus facile à justifier.
Dans une étude de cas, cherchez ce qui peut interrompre ou limiter le trajet identifié. Un obstacle aux fumées ne résout pas automatiquement un transfert par une pièce métallique traversante.
Explorer le schéma et le cas interactifPouvoir et charge calorifiques
Le pouvoir calorifique renseigne sur l’énergie par masse. La charge calorifique additionne des énergies. La valeur surfacique rapporte cette charge à une surface définie.
C’est une énergie par kilogramme dans le cadre de la définition retenue. Il faut des données justifiées, sans donner à une masse seule la valeur d’une énergie.
Dans un calcul simplifié, chaque masse est multipliée par son pouvoir calorifique, puis les contributions sont additionnées.
On rapporte la charge totale à la surface du périmètre étudié. Le choix de cette surface et des matériaux comptés dépend du cadre applicable.
10 kg × 20 MJ/kg donne des MJ. Écrire 200 MJ/kg à la fin de ce produit signifie que la grandeur n’a pas été comprise.
Un calcul doit préciser données, périmètre et méthode. Les exigences IGH diffèrent selon ce qui est évalué ; il n’existe pas une limite universelle pour tout local et tout contenu.
Explorer le schéma et le cas interactifLes notions en images.
Retrouvez les schémas et cas interactifs liés à ce chapitre.
À vous de raisonner.
Dans ce cas pédagogique, des cartons sont entreposés près d’un appareil dont la surface peut devenir chaude. Le local contient de l’air. Quel rapprochement faut-il identifier ?
Voir le raisonnement
On distingue la matière susceptible de brûler, l’oxygène et une source d’inflammation possible. Cela justifie de signaler la situation et de faire appliquer les mesures prévues sur le site.
Qu’avez-vous retenu ?
Trois questions d’application originales AEGIS. Une seule réponse attendue pour chacun de ces exemples ; ce test ne valide pas une compétence pratique.
Vous pouvez réessayer après avoir relu l’explication.
Pour revoir plusieurs notions de votre formation, retrouvez les QCM SSIAP 1 corrigés. Choisissez votre série et comprenez chaque réponse. L’entraînement gratuit est accessible sans inscription, dans la limite du quota quotidien.
Lire les questions corrigées de ce thème
Sources, date et périmètre de ce cours
Rédaction originale AEGIS · Version pédagogique du 18 octobre 2026.
- Annexe II · Partie 1 · Séquence 1 ↗
- INRS · Incendie sur le lieu de travail · Conditions de survenue ↗
- INRS · Prévention du risque incendie ↗
- INRS · Extincteurs, ED 6054 ↗
- INRS · Évacuation, intervention et consignes · Classes de feux ↗
- INRS · Incendie et lieux de travail, ED 990 ↗
- Légifrance · Instruction technique IGH, évaluation de la charge calorifique ↗
- Légifrance · GH 2, définitions ↗
- INRS · Conditions de survenue et propagation ↗
Cours de révision original AEGIS rattaché à la séquence indiquée. Les applications et cas sont pédagogiques ; les consignes, la notice constructeur et les textes applicables au site déterminent les actions réelles. Les visites, gestes, manipulations et évaluations pratiques restent encadrés en centre. Revue documentaire ; validation indépendante par un formateur non réalisée.